Autres initiatives éditoriales

Giuseppe Cosenza, Terminologies saussuriennes, (en téléchargement libre).

Nécrologie. Hommage à Tullio de Mauro, par prof. Claire A. Forel («Tribune de Genève», 27 janvier 2017).

Marc Décimo, Sciences et Pataphysique – Tome I e II

Marc Décimo, Sciences et Pataphysique – Tome I: Savants reconnus, érudits aberrés, fous littéraires, hétéroclites et celtomanes en quête d’ancêtres hébreux, troyens, gaulois, francs, atlantes, animaux, végétaux...

http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=2917

Les presses du réel. Collection Les Hétéroclites

1056 pages (ill. n&b)

18 x 25,5 cm (broché)

Comment, du milieu du XVIIIe siècle à nos jours, un point de vue scientifique émerge en matière d'origine des langues et des peuples / pourquoi et comment sur cette question se constituent des savoirs et des zones de non-savoir ? Le premier des deux volumes constituant cette publication porte sur l'histoire des mythes d'origine et examine la manière dont la science s'arrache de ce qui est aujourd'hui défini comme de la pseudo-science.

 

Quelle langue parlaient Adam et Ève au paradis, situé en Bretagne, si ce n'est le breton de Tréguier? Et le serpent ? Ulysse a-t-il vraiment navigué sur la mer Égée ou sur la mer du Nord ? Comment peut-on, sans le savoir, être Polonais à Saint-Étienne, Lapon à Rennes, Mongol en Bretagne… Les Gaulois des bords de la Marne ont-ils appris à lire en scrutant les quartiers de la lune ? Avaient-ils pris racine ? Que sont devenus les Atlantes ? Les Mandchous de Chine et les Mandés d'Afrique ont-ils vraiment quelque affinité avec les Normands ? Qu'en pense la médecine ? L'archéologie ? De quoi dissertait-on aux réunions de la première Société de linguistique de Paris ? Les pratiques sexuelles spéciales des Vendéens constituent-elles un trait ethnique ? Leur parapluie sert-il à s'abriter de la pluie ou bien dissimule-t-il d'ancestrales pratiques ethniques ? Les menhirs de Carnac ne signalent-ils pas les tombes de guerriers troyens, égarés après la bataille et un long voyage ? Le fée-minisme n'est-il pas à l'évidence d'essence gauloise ? Qu'apprend-on à la lecture du Bottin sur l'origine gauloise des noms propres français ? Vercingétorix a-t-il des descendants ?

Comment en matière d'origine des langues et des peuples, du milieu du XVIIIe siècle à nos jours, émerge un point de vue scientifique, des zones de savoirs et des zones de non-savoirs.

Le premier des deux tomes constituant cette publication porte sur l'histoire des origines et examine la manière dont la science (celle décrite au tome II) s'arrache de ce qui est aujourd'hui défini comme mythes.

 

I. Jacques Le Brigant et Théophile Malo Corret de La Tour d’Auvergne : Pourquoi Adam et Ève parlaient le bas breton au Paradis au XVIIIe siècle ?

II. Le conseiller Charles-Joseph de Grave (1736-1805), Celte-Atlante de la Gaule Belgique.

III. Hétéroclites, érudits et savants dépassés : L’aventure de La Tribune des linguistes (1854-1860).

IV. Comment peut-on être Tatares à Saint-Étienne ? Comment peut-on être Lapons à Rennes et Mongols en Bretagne ? (Félix Michalowski, A. Mahé de La Bourdonnais, Louis-Alexandre Bianchi de Médicis de Manville et de Gabriel Puig de Ritalongi).

V. De la lune à la terre ou Rémy-Amand de Vertus sur les bords de la Marne.

VI. Celtomanie et évolutionnisme. De quelques tentatives d’explication des origines de l’homme et des civilisations.

 

               1. Notes sur la limace, le poulpe, le phoque, le Celte et quelques autres sujets : Henri Lizeray (1844-1905), un Gaulois bien Français

 

               2. La vie et l’œuvre arborescente de Céline Renooz (1840-1928)

 

               3. Les traces de l’eau et du feu sur terre (Poinsinet de Sivry, Nicolas Antoine Boulanger)

 

VII. Occidentaliades. (Étienne Bonneau (1883) – Théophile Cailleux (1816-1890) et ses amis : Limousin, Issanchou, Malvezin, Barès – O.V. de L. Milosz – Hirmenech)

 

VIII. Les coloniaux.

 

               1. Le général Henri Nicolas Frey (1847-1932), de l’Infanterie de marine

 

               2. Paul Tisseyre-Ananké-Hel, un Gaulois au soleil.

 

IX. Quand l’être celte se définit par n’être pas Allemand.

 

               1. Oscar Vignon ou Comment sauver la Patrie par la Sténographie et l’Étymologie bochique. Ce que Hitler, Hindenburg, Ludendorf, Ernest et Berthe ignoraient.

               2. Sueurs, caca et pipi, ou la Bromidrose et la Polychésie selon le docteur Edgar Bérillon.

 

X. Archéologie et ethnologie celtomaniaques.

 

               1. Les monuments gaulois de Gaston Combarnous.

               2. Érotisme, art brut et folie littéraire : le cas d’Olivier Brenot.

               3. Marcel Baudouin et le Maraîchinage (ou le triomphe de la langue).

 

Voir aussi Tome II : Comment la linguistique vint à Paris – De Michel Bréal à Ferdinand de Saussure

 

Marc Décimo, Sciences et Pataphysique – Tome II: Comment la linguistique vint à Paris – De Michel Bréal à Ferdinand de Saussure

 

Les presses du réel. Collection Les Hétéroclites

18 x 25,5 cm (broché)

408 pages (ill. n&b)

 

http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=2918

 

Comment, du milieu du XVIIIe siècle à nos jours, un point de vue scientifique émerge en matière d'origine des langues et des peuples. Pourquoi et comment sur cette question se constituent des savoirs et des zones de non-savoir? Le second des deux volumes constituant cette publication décrit la naissance de la linguistique en France comme discipline et traite, à partir d'un travail d'archives de première main, des enjeux idéologiques et politiques qui contribuent à cette mise en place.

Ce livre repose sur un travail d'archives qui apporte un éclairage inédit sur la rénovation de l'Université française. Elle est initiée vers le milieu du XIXe siècle grâce à l'action menée par quelques bibliothécaires parisiens et quelques professeurs de l'École normale supérieure. Elle est ensuite liée au destin de Michel Bréal, de la rue d'Ulm (1852) au Collège de France (1864) puis à la création à Paris de l'École des Hautes-Études (1866) avec l'historien Gabriel Monod et le médiéviste Gaston Paris.

Michel Bréal y implante l'étude positiviste de l'histoire des religions et des langues, la philologie et la linguistique comme discipline à part entière. En retenant en 1881 le plus brillant linguiste de sa génération, le Suisse Ferdinand de Saussure, il consolide le rêve : les cours vont être fréquentés pendant une dizaine d'années par environ deux cents étudiants. Ceux sont eux qui, malgré les guerres et les décès prématurés, innerveront le monde littéraire et savant, en France et ailleurs, mais aussi l'enseignement secondaire et universitaire.

 

 

Point d’entrée

Michel Bréal. Des années d’étude au Collège de France (1852 à 1864)

               1. 1852

               2. 1864

               3. La Société de linguistique de Paris (1864)

 

La création de l’École des hautes études et de la Revue critique d’histoire et de littérature (1868)

               1. L’École des hautes études

               2. La « terrible » Revue critique d’histoire et de littérature

3. Ambitions et paradoxes : de l’état d’esprit entre science et guerres de 1870 et de 1914-1918

 

Ferdinand de Saussure à l’École des hautes études (1881-1891 moins 1889-1890)

               1. Les raisons politiques du recrutement de Saussure

               2. Les raisons personnelles de Michel Bréal

               3. Passion linguistique, phynances et raisons de famille : le départ de Saussure

 

Les auditeurs de Ferdinand de Saussure

               1. Les parcours à l’École

               2. Les études orientales

               3. Quelle curiosité poussa Ferdinand Lot ?

               4. Liste des étudiants par année

               5. Liste nominative. Biographies

 

Bibliographie

Index des noms cités

Table des Matières